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Temoignages

Sylvie Gardy | Présidente de Terre A Tenga

Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours été attirée par l’Afrique. L’envie de m’investir, de partir aider en association humanitaire. Et comme beaucoup, je me racontais des histoires et je me disais « un jour peut-être ». Le temps passait. L’envie était toujours présente.

On se trouve toujours des excuses pour ne pas se diriger vers ce qui nous correspond.

Depuis plusieurs années, je vis sur la commune de La Gacilly, dans le Morbihan. La Gacilly, berceau d’Yves Rocher, est une cité de caractère connue également pour ses activités artisanales et son festival photo.

La Gacilly est jumelée depuis 37 ans avec Diapaga, au Burkina-Faso. En 2017 le festival photo met l’Afrique à l’honneur. Le comité de jumelage a organisé un séjour en février. J’y ai participé avec ma fille Victoria et mon fils Esteban. Nous étions douze à quitter le sol français pour vivre ou revivre ce voyage.

 

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Depuis plusieurs jours, je sentais que ce voyage me bouleverserait. Et c’était le cas : je faisais le premier pas vers un pays qui changerait ma vie. Ce que je ressentais était intense, puissant, sans que je puisse l’expliquer ou le décrire.

J’étais, au fond de moi, heureuse de réaliser ce voyage et de le partager avec mes enfants. Mes deux grands, le troisième étant resté en France.

A peine les pieds posés sur le sol africain, j’ai ressenti une forte émotion. Ouah ! La sensation d’avoir retrouvé une terre natale qui m’aurait tant manqué.

Durant ces dix jours, je me suis nourrie de tout ce que je pouvais observer, le paysage, les rencontres, les échanges… Tout n’était qu’instants précieux.

Les journées ont défilé et il a fallu repartir. Retour en France.

Mais je n’ai pas pu reprendre ma petite vie quotidienne, et me dire simplement « quel beau voyage, c’était sympa ! »

Non, ce n’était plus possible. Dès le lendemain, je suis passée voir une amie, Aurélie. Je lui ai raconté mon voyage et j’ai décidé le jour même de repartir aux prochaines vacances, et qu’elle viendrait avec moi. Je savais que nous avions des choses à vivre là-bas, que nous repartirions nous faire un réseau et voir ce qui pouvait être mis en place.

Portée par une force, une énergie puissantes, rien ni personne ne pourrait m’empêcher d’aller vers ce qui me parlait au plus profond de mon cœur, de mon âme.

Et puis, autre évidence pour moi, nous ne repartirions pas à deux, mais avec une troisième personne – Laure – tout autant surprise qu’Aurélie.

J’étais heureuse de cette avancée, même si cela bouleversait toute ma vie privée, familiale, professionnelle. Il le fallait, car ce n’était pas pour rien.

 

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Nous avions un pied-à-terre sur Ouagadougou et Diapaga. Nous avions prévu de retourner à Diapaga pour distribuer les courriers et dessins de l’école publique, assister à la cérémonie de Pâques et faire un lâcher de lanternes. Le maire avait fait le nécessaire auprès des autorités pour les informer de notre venue.

Mais, à notre arrivée à l’aéroport, tout allait se mettre en place différemment.

Nos contacts étaient là et nous attendaient les bras grands ouverts. Nestor, Salif et Souleymane. J’avais rencontré ce dernier lors du premier voyage avec le comité de jumelage, et il allait nous héberger chez lui durant ce séjour.

Dès les premiers instants, tout se dessinait. Nous échangions nos idées, nos envies de réalisations, notre projet naissait d’heure en heure. Et c’était tout simplement hallucinant. Les rencontres, les protocoles, tout était fluide. Chaque instant était joie, sourires, larmes… Et en 72 heures, l’association Nouvelle Ère Burkina-France existait officiellement.

Nous étions, tous les six, membres fondateurs de ce beau projet, avec notre parrain d’honneur, Monsieur KABORE Alain, ingénieur agronome en retraite et ancien membre des FAO.

 

Il y aurait tellement de choses à raconter sur ce que nous avons vécu là-bas :

•    La rencontre avec les femmes de Salsé

•    La cérémonie de Pâques en pleine brousse avec le lâcher de lanternes

•    L’envoi des courriers des élèves de l’école Jean de la Fontaine…

C’est d’ailleurs lors de la préparation de ces courriers que le logo de l’association a été choisi à l’unanimité, avant même qu’on sache que c’était le dessin de mon fils Soan (qui, en homme d’affaire avisé de 7 ans et demi, réclame maintenant des droits d’auteur… 😊)

 

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Mais pour en revenir à ce projet, une autre association est née en France à notre retour : Terre à Tenga (de la terre française à la terre africaine, d’où Tenga).

Nous sommes tous les mêmes membres fondateurs, plus un autre membre : Pascal.

 

Quelle rencontre ! Rien ne naît du hasard. Tout se vit, s’accomplit comme cela doit être.

 

Ce que nous avons mis en place, ce que nous construisons tous les jours pour l’amélioration des conditions de vie, pour la transmission des méthodes, connaissances et savoirs… est consultable sur le site de l’association (www.terreatenga.org), qui a été créé et est actualisé en permanence par le président de Nouvelle Ère Burkina-France, Monsieur Nestor KABORE, chef d’entreprise.

 

Merci à tous. Mon mot d’ordre : SOLIDARITÉ